Mivelaz Consulting

Claude Design : à quoi ça sert vraiment pour une petite entreprise ?

Michel Mivelaz
Michel Mivelaz·Consultant en transformation digitale
·
Sommaire

Claude Design sert à produire soi-même les supports visuels qu'on faisait faire, qu'on achetait sur une banque d'images ou qu'on repoussait faute de temps : une présentation client propre, une fiche produit, un visuel LinkedIn, la maquette d'une page de site avant de la faire construire, les supports d'un atelier. Pour une entreprise de une à dix personnes, c'est là que le gain se voit. Voici les cinq usages, ce que ça change et où sont les limites.

Un mot de cadrage avant d'entrer dans le détail. Je ne parle pas ici de remplacer un graphiste ni une agence. Je parle des supports qui, dans une petite structure, ne sont produits par personne : ceux qu'on fait le dimanche soir dans un logiciel de présentation. Ou qu'on ne fait pas du tout.

Usage 1 : la présentation client

Avant. Vous reprenez la présentation de l'an dernier, vous changez le nom du client sur la première diapositive, vous ajoutez trois pages qui n'ont pas le même style que les autres. Le résultat fonctionne, sans plus. Compter deux à trois heures pour une présentation d'une dizaine de pages, plus le temps perdu à chercher une image qui aille.

Après. Vous décrivez le client, l'objectif de la présentation et le message de chaque page. Vous obtenez une trame cohérente d'un bout à l'autre, dans vos couleurs, que vous ajustez page par page. Une heure suffit pour un premier jet présentable.

Limite. La mise en forme ne fait pas l'argumentaire. Une présentation bien tenue avec un raisonnement bancal reste une présentation qui ne convainc pas. Le fond reste entièrement votre travail. C'est lui qui prend le plus de temps.

Usage 2 : la brochure ou la fiche produit

Avant. Deux options, aucune satisfaisante. Soit vous la faites vous-même dans un traitement de texte au rendu qui trahit l'outil, soit vous la commandez et vous attendez, en payant une prestation qui se justifie mal pour un document de deux pages.

Après. Vous obtenez une fiche structurée à la hiérarchie lisible, prête à imprimer ou à envoyer en fichier. Pour un artisan qui présente trois gammes ou pour un cabinet qui décrit ses prestations, c'est le support qui manquait.

Limite. L'impression professionnelle a ses exigences : fonds perdus, résolution, couleurs en quadrichromie plutôt qu'en codes écran. Si vous partez chez un imprimeur, annoncez-le dès le début et faites valider le fichier par l'imprimeur avant de lancer le tirage. Pour un envoi en PDF, la question ne se pose pas.

Usage 3 : les visuels LinkedIn

Avant. C'est l'usage le plus souvent abandonné. On publie du texte seul parce que faire un visuel prend quarante minutes. On finit par publier moins souvent. Ceux qui tiennent la cadence utilisent un outil de modèles en ligne au rendu standardisé que tout le monde reconnaît.

Après. Une série de visuels dans votre identité, déclinables : la citation, le chiffre clé, la couverture de carrousel, l'annonce d'événement. Une fois le premier fait, les suivants se déclinent en quelques minutes. C'est ce qui rend une publication régulière tenable.

Limite. Un beau visuel ne sauve pas une publication sans intérêt. Et sur LinkedIn, le format compte moins que la régularité : mieux vaut vingt publications correctes qu'une parfaite par trimestre.

Usage 4 : la maquette d'une page de site

C'est l'usage que je recommande le plus souvent aux clients avant un projet web. C'est aussi le plus rentable des cinq.

Avant. Vous expliquez à votre prestataire ce que vous voulez, par courriel ou au téléphone. Il comprend à sa façon, il livre une première version, vous découvrez à ce moment-là que ce n'était pas ça. Le premier aller-retour coûte une à deux semaines. Il se paie.

Après. Vous arrivez au rendez-vous avec une maquette de votre page d'accueil : le titre, ce que vous mettez en avant, l'ordre des blocs, l'endroit où vous voulez le bouton de contact. Vous ne discutez plus dans le vide. Le prestataire voit l'intention en dix secondes, vous dit ce qui tient et ce qui ne tient pas techniquement. Le projet démarre sur du concret.

Limite, importante celle-ci. Une maquette n'est pas un site. Il reste à construire les pages, gérer les versions mobiles, le référencement, les formulaires, l'hébergement, la conformité à la protection des données. Une image de page d'accueil ne fait pas plus un site qu'un plan ne fait une maison. Elle sert de brief. C'est déjà un excellent usage. Si vous voulez comparer les fourchettes de prix avant d'engager quoi que ce soit, j'ai détaillé les tarifs suisses dans l'article sur le budget d'un site web en 2026.

Usage 5 : les supports d'atelier et de formation

Avant. Le formateur indépendant, le coach ou le consultant qui anime une demi-journée passe souvent plus de temps sur ses supports que sur son contenu. Les exercices sont photocopiés d'un ancien classeur, les schémas sont dessinés au tableau parce qu'il n'y a jamais eu le temps de les faire.

Après. Le classeur du participant, les fiches d'exercice, les schémas explicatifs, le certificat de fin de journée. Des supports homogènes qui donnent le même niveau de sérieux à toute l'intervention.

Limite. La pédagogie ne se génère pas. La progression d'un atelier, le moment où on fait faire plutôt que dire, la difficulté ajustée au groupe : c'est votre métier. C'est ce que le participant retient.

Le tableau des cinq usages

Usage

Temps avant

Temps après

Limite principale

Présentation client

2 à 3 h

environ 1 h

Le fond reste à écrire

Brochure, fiche produit

Une journée ou une commande

1 à 2 h

Exigences de l'imprimeur

Visuels LinkedIn

40 min par visuel

Quelques minutes

Ne sauve pas un contenu faible

Maquette de page

Aller-retour d'une semaine

1 à 2 h

Ce n'est pas un site

Supports d'atelier

Plusieurs heures

1 à 2 h

La pédagogie reste la vôtre

Les durées "avant" sont celles que me décrivent les indépendants que j'accompagne. Elles varient selon l'habitude et selon l'exigence de chacun. Prenez-les comme un ordre de grandeur, pas comme une promesse.

Ce qui décide si l'outil sert ou pas

Trois conditions reviennent chez les entreprises pour qui ça marche.

Vous avez un besoin régulier, pas ponctuel. Pour un logo unique dans la vie de l'entreprise, l'investissement en apprentissage ne se rentabilise pas. Pour douze présentations par an, il se rentabilise au bout de deux.

Vous savez dire ce que vous voulez. L'outil transforme une intention en support. Si l'intention est floue, le résultat l'est aussi. Vous passerez l'après-midi à rejeter des propositions sans savoir formuler pourquoi.

Vous acceptez le niveau "très correct" plutôt que "parfait". Sur les supports courants, très correct et disponible tout de suite bat parfait dans trois semaines. Sur l'identité de marque d'une entreprise établie, la réponse est l'inverse. C'est un travail de professionnel.

Et le coût

Un abonnement mensuel à un outil d'IA, plus le temps d'apprendre à l'utiliser. La première fois, prévoyez une demi-journée pour comprendre comment formuler vos demandes et où se situent les limites. C'est la seule vraie dépense.

Beaucoup d'indépendants abandonnent pendant cette demi-journée, faute de savoir quoi demander. C'est la raison pour laquelle je propose de la formation IA avec Claude en visio, une personne à la fois, à CHF 100.- de l'heure. On travaille sur vos supports réels, pas sur des exemples. Vous repartez avec le support fini et avec la méthode.

Si votre besoin est plutôt du côté du site que des supports, la création d'un site vitrine démarre à CHF 390.-, et la maintenance WordPress prend le relais quand le site existe déjà.

Besoin d'aide pour votre projet digital ?

Discutons de votre stratégie et découvrez comment je peux améliorer votre visibilité en ligne et automatiser vos processus.

Demander un appel découverte

Ou découvrez mes services

Zone d'intervention

En présentiel

Canton de Vaud

Rencontres en personne, visites sur site, formations en entreprise

Villes

Lausanne, Morges, Nyon, Vevey, Montreux, Yverdon-les-Bains, Renens, Pully, Prilly, Ecublens, Gland, Rolle, Echallens, Lutry, La Tour-de-Peilz, Aigle, Payerne

À distance

Suisse romande

Consultations vidéo, support à distance, livraison de projets digitaux

Cantons

Genève, Neuchâtel, Valais, Fribourg, Jura

Villes

Genève, Neuchâtel, Sion, Fribourg, Delémont, La Chaux-de-Fonds, Martigny, Sierre, Monthey, Bulle, Bienne