Astro en Suisse romande
Un site qui n'a rien à mettre à jour
Astro produit des pages déjà construites, servies telles quelles. Pas de base de données à protéger, pas de rustines de sécurité à poser chaque mois. Voici ce que cela change et ce que cela vous coûte en souplesse.
Astro est un outil de construction de sites. Il assemble vos pages une fois pour toutes au moment de la publication, puis les livre au visiteur sous forme de fichiers déjà prêts. Il n'y a plus de logiciel qui reconstruit la page à chaque visite, donc plus de base de données exposée ni de série d'extensions à tenir à jour.
J'ai livré plusieurs sites en Astro pour des clients romands : une association culturelle dont le site WordPress avait été piraté, un cabinet d'ostéopathie, un artisan charcutier. Trois métiers différents, une même raison de basculer. Le site devait rester en ligne, se charger vite sur un téléphone et cesser de réclamer de l'attention tous les mois.
Cette page décrit ce que fait Astro, ce qu'il change pour une PME, où il montre ses limites, ce qu'il coûte et dans quels cas WordPress reste le meilleur choix. La prestation correspondante est détaillée sur ma page migration de WordPress vers Astro.
Ce que fait Astro
Astro prend vos contenus et vos gabarits, puis en tire des pages complètes au moment de la publication. Ces pages sont ensuite déposées sur un réseau de distribution qui les sert depuis le serveur le plus proche du visiteur. Quand quelqu'un ouvre le site depuis Lausanne, la page ne se fabrique pas : elle existait déjà.
La particularité d'Astro tient à sa gestion du code interactif. Par défaut, une page ne contient aucun script. Vous ajoutez de l'interactivité seulement là où elle sert : un formulaire, un carrousel, une carte. Le reste de la page reste du texte et des images. C'est ce qui explique la différence de vitesse ressentie sur un téléphone en 4G, où le poids des scripts pèse plus lourd que celui des images.
L'outil sait lire des contenus de plusieurs sources : des fichiers Markdown, un espace de rédaction en ligne ou même l'API d'un WordPress conservé à l'arrière-plan pour la rédaction. Cette dernière option permet de garder les habitudes d'écriture d'une équipe tout en changeant la façon dont le site est servi.
Astro gère aussi les redirections, les plans de site, les balises et les flux de contenu. Pour une migration, cela compte : les anciennes adresses continuent de fonctionner et le référencement acquis ne se perd pas en route.
Ce qu'Astro change pour une PME
Le changement le plus concret porte sur la sécurité. Un site Astro n'a pas d'espace d'administration public, pas de base de données accessible depuis internet, pas d'extensions tierces qui reçoivent des correctifs urgents. La surface d'attaque se réduit à presque rien. L'association culturelle dont j'ai repris le site après un piratage a basculé pour cette raison : elle ne voulait plus revivre les deux semaines qui avaient suivi l'infection.
Le deuxième changement porte sur les coûts récurrents. Un hébergement WordPress correct, sauvegardes et mises à jour suivies comprises, représente une dépense mensuelle. Un site Astro se sert depuis un hébergement statique dont les offres gratuites suffisent souvent à une PME et les offres payantes se comptent en quelques francs par mois. Ce qui disparaît, c'est surtout le forfait de maintenance mensuelle, remplacé par des interventions à la demande quand le contenu évolue.
Le troisième changement porte sur la vitesse et par ricochet sur le référencement. Les indicateurs de performance que Google mesure sur les téléphones deviennent beaucoup plus faciles à tenir quand la page arrive déjà construite. Je ne promets pas de gain de position, parce que la vitesse n'est qu'un critère parmi beaucoup d'autres. Je constate en revanche que le sujet cesse d'être un problème.
Le quatrième point est moins visible : la sérénité. Un site qui n'a rien à mettre à jour ne réclame pas d'arbitrage tous les mois. Pour un indépendant ou une petite structure sans personne dédiée à l'informatique, c'est la différence entre un site vivant et un site qu'on n'ose plus toucher.
Les limites d'Astro
La première limite est la publication. Modifier une page demande une reconstruction du site. Avec un espace de rédaction bien branché, la personne qui écrit ne voit rien de ce mécanisme, sa modification apparaît en ligne une ou deux minutes plus tard. Mais ce délai existe et il surprend celui qui avait l'habitude de corriger une faute de frappe et de rafraîchir dans la seconde. Je préviens toujours au démarrage, faute de quoi le premier appel arrive dans la semaine qui suit la mise en ligne.
La deuxième limite tient à l'écosystème. WordPress a une extension pour tout : réservation, adhésions, boutique, formulaire complexe. En Astro, la même fonction se construit ou s'achète sous forme de service externe. Pour un cabinet qui veut de la prise de rendez-vous en ligne, on branche un outil dédié plutôt que d'installer un module. C'est souvent plus propre à l'usage. Ce n'est pas gratuit pour autant et cela demande de choisir.
La troisième limite concerne le catalogue de produits. Pour une boutique avec des stocks, des variantes et des prix qui changent plusieurs fois par jour, un site reconstruit à chaque modification n'est pas le bon outil. Je bascule alors vers une plateforme marchande dédiée.
La quatrième limite est humaine. Le nombre de prestataires qui maîtrisent Astro en Suisse romande reste faible comparé à WordPress. Si vous changez de partenaire dans deux ans, le vivier est plus étroit. Je réponds à cela en livrant un dépôt de code documenté, hébergé sur un compte à votre nom. Le domaine est lui aussi à votre nom. Rien dans le montage ne vous retient chez moi, ce qui est la seule garantie qui vaille.
Enfin, l'outil évolue vite. Les versions majeures se succèdent et un site laissé trois ans sans y toucher demandera une remise à niveau technique le jour où il faudra le reprendre. Moins lourde qu'une refonte. Réelle tout de même.
Combien ça coûte
L'outil lui-même est gratuit et libre. La dépense se répartit entre l'hébergement et le travail de construction.
Côté hébergement, un site Astro se sert depuis une plateforme statique. Les offres d'entrée conviennent à la plupart des sites de PME et restent souvent gratuites, les formules payantes se situent de l'ordre de vingt francs par mois pour des besoins plus exigeants. À cela s'ajoute le nom de domaine, de l'ordre de quinze à trente francs par an chez un registraire suisse. Si vous voulez un espace de rédaction en ligne pour votre équipe, comptez un abonnement mensuel supplémentaire dont le tarif varie selon la solution retenue : les grilles bougent, je les vérifie au moment du devis plutôt que de citer un chiffre qui aura vieilli.
Côté travail, un site vitrine démarre chez moi à CHF 750.-. Ce tarif couvre une présence en ligne construite, rapide et à jour, pour un indépendant qui a besoin d'exister sur internet sans y consacrer un budget de campagne. Un site avec davantage de pages, une identité visuelle propre et des contenus rédigés se situe plus haut, en fonction de ce qu'il y a à produire.
Une migration depuis WordPress se chiffre selon le nombre de pages à reprendre, la quantité d'articles à transférer et le soin à apporter aux redirections. C'est ce dernier point qui prend du temps et c'est celui qu'on ne peut pas bâcler : une migration qui perd ses anciennes adresses perd aussi son référencement.
Pour une structure qui hésite encore entre refonte et remise en état, l'audit de transformation digitale à CHF 750.- tranche la question avec des éléments plutôt qu'avec une intuition.
Ce que je fais avec Astro
Je construis des sites vitrine. Le cabinet d'ostéopathie et l'artisan charcutier relèvent de ce cas : quelques pages, une prise de contact claire, une fiche Google bien reliée au site et un chargement rapide sur téléphone parce que c'est là que se trouvent les visiteurs.
Je migre des sites WordPress existants. C'est le travail le plus fréquent. Je reprends les contenus, je refais la structure quand elle le mérite, je pose les redirections une par une depuis les anciennes adresses et je vérifie l'indexation après la bascule. Le WordPress d'origine est conservé hors ligne le temps de s'assurer que rien ne manque.
J'interviens après un piratage. Quand un site WordPress a été compromis, la question de la reconstruction se pose de toute façon. Astro est parfois la bonne réponse, parce qu'il supprime le vecteur plutôt que de le colmater. Ce n'est pas systématique : si le site repose sur des fonctions que seules des extensions WordPress fournissent, je nettoie et je durcis l'existant.
Je branche les outils autour. Formulaire de contact avec envoi fiable, prise de rendez-vous, lettre d'information, mesure d'audience respectueuse de la vie privée, données structurées pour les moteurs de recherche.
Je rends la main. Domaine au nom du client, dépôt de code sur un compte à son nom, documentation de mise à jour. Un site que son propriétaire ne peut pas reprendre ailleurs n'est pas un site livré.
Astro ou WordPress ?
WordPress fait tourner une part considérable du web et ce n'est pas un hasard. Je continue d'en installer et d'en maintenir.
WordPress reste le bon choix quand le site a besoin de fonctions que des extensions couvrent déjà : adhésions, réservations complexes, forums, boutique intégrée à une comptabilité. Il reste aussi le bon choix quand plusieurs personnes publient chaque semaine et veulent voir leur modification en ligne dans la seconde ou quand l'équipe a déjà ses habitudes dans cette interface et qu'il n'y a aucune raison de la déranger. Enfin, il donne accès à un grand nombre de prestataires, ce qui est un vrai argument de continuité.
Astro devient préférable quand le site est avant tout une présence : pages de présentation, quelques articles, formulaire de contact. Il devient nettement préférable quand la sécurité est un sujet, après un incident ou dans un métier qui traite des données sensibles et quand personne dans la structure n'a le temps de suivre des mises à jour mensuelles.
Un point mérite d'être dit sans détour : un WordPress bien tenu est un très bon site et un site Astro mal structuré ne rattrapera pas un mauvais contenu. La question de l'outil arrive après celle de ce que le visiteur cherche et de ce qu'il trouve en arrivant. Si vous hésitez, l'article WordPress ou développement sur mesure pose les mêmes arbitrages sur un cas concret.
Questions fréquentes
Puis-je modifier mon site Astro moi-même ?
Oui, si on prévoit un espace de rédaction au moment de la construction. Vous écrivez dans une interface, vous enregistrez et la page est en ligne une à deux minutes plus tard. Sans cet espace, les modifications passent par le code, ce qui convient à un site qui bouge deux fois par an mais pas à un site qui publie chaque semaine.
Mon référencement va-t-il souffrir de la migration ?
Pas si les redirections sont posées correctement, une par une, depuis chaque ancienne adresse vers la nouvelle. C'est la partie la plus minutieuse du travail. Je surveille ensuite l'indexation pendant les semaines qui suivent la bascule pour rattraper ce qui aurait été manqué.
Peut-on garder WordPress pour rédiger et Astro pour afficher ?
Oui. Astro peut lire les contenus d'un WordPress conservé à l'arrière-plan, non accessible au public. Votre équipe garde son interface habituelle et les visiteurs reçoivent des pages déjà construites. C'est une bonne solution quand l'habitude de rédaction compte plus que la simplification technique.
Astro convient-il à une boutique en ligne ?
Pour un petit catalogue stable, oui, en branchant un service de paiement. Pour des stocks qui bougent en permanence, des variantes nombreuses et des promotions fréquentes, une plateforme marchande dédiée sera plus adaptée. On en parle avant de choisir, pas après.
Combien de temps prend la construction d'un site Astro ?
Deux à trois semaines pour un site vitrine dont les contenus existent déjà. Le délai s'allonge quand il faut rédiger les textes ou organiser une séance photo, ce qui est souvent le vrai chemin critique.
Que se passe-t-il si vous n'êtes plus disponible ?
Le domaine est à votre nom, le code est sur un compte à votre nom et la documentation explique comment publier. Un autre prestataire peut reprendre le site sans passer par moi. C'est la règle que j'applique à tous mes mandats.
Pour aller plus loin
Migration de WordPress vers Astro
La prestation : reprise des contenus, redirections, bascule, suivi d'indexation.
WordPress ou développement sur mesure
Les arbitrages entre un site sous logiciel de gestion et un site construit.
Astro ou WordPress pour un site vitrine en 2026
Le comparatif d'un consultant qui livre les deux, sur six points qui décident du choix.
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Mon parcours et les projets déjà livrés avec cet outil.
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